Artémius
Saint Artémius
Martyr vénéré à Constantinople
Fête le 20 octobre
† Antioche 362
Autres graphies : Artémius, Artème, Artémios le mégalomartyr ou Shallita
Préfet impérial d’Égypte sous Constantin le Grand, il fut décapité par ordre de Julien, dit l’Apostat (361-363). Artémius, officier principal (ou vétéran de l’armée de Constantin le Grand) et arien déclaré, dut être persécuteur aussi bien qu’hérétique. Georges le Cappadocien avait été imposé sur le trône épiscopal d’Alexandrie par l’empereur arien Constant. Saint Athanase s’était enfui et ce fut le devoir d’Artémius de le retrouver, ce qu’il fit avec une grande ardeur parmi les monastères et ermitages du désert égyptien. Artémius persécuta saint Athanase et harcela les catholiques ; mais il n’était pas moins ardent contre le paganisme, détruisant des temples et des images. Sous l’empereur Julien l’Apostat, le persécuteur devint à son tour persécuté. Il n’est pas certain que cet Artémius soit le même que celui dont les reliques, transportées dans un sanctuaire à Constantinople, opéraient des guérisons miraculeuses. Mais la vie grecque imprimée dans l’« Acta Sanctorum », qui est fondée en fin de compte sur les chroniques de l’historiographe arien, Philostorgius, est catégorique. Il déclare aussi que l’empereur Constant II charga Artémius de transporter les reliques de saint André l’Apôtre et de saint Luc l’Évangéliste, d’Achaïe à Constantinople. Il n’existe aucune preuve de son reniement de l’arianisme. L’Église maronite le vénère sous le nom de saint Shallita, les Églises d’Orient, sous le nom de saint Artémios le mégalomartyr. Le cardinal Baronius inséra le nom de saint Artémius dans le Martyrologe Romain, suivant l’exemple des Églises d’Orient qui le vénéraient, bien qu’il ait été arien.
