Martyrs et Saints

La Liste des Saints

Augustin Roscelli

Saint Augustin Roscelli

Prêtre italien fondateur

Fête le 7 mai

Bargone de Casarza Ligure 27 juillet 1818 – † Gênes 7 mai 1902

Béatifié le 7 mai 1995

Canonisé le 10 juin 2001

Autre graphie : Agostino Roscelli

Agostino RoscelliItalien, il s’établit à Gênes où il fut ordonné prêtre en 1846. Il se distingua principalement comme confesseur et ami des prisonniers. Proclamant l’Évangile dans tous les milieux, il témoigna d’une vie spirituelle intense dans l’humilité et le silence. Il fonda l’institut des sœurs de l’Immaculée à Gênes, en 1876, pour le service des pauvres et la catéchèse aux enfants. Aveugle pendant les six dernières années de sa vie, il mourut à la maison-mère de sa fondation. Béatifié par Jean-Paul II en 1995. Le dimanche 10 juin 2001, le pape Jean-Paul II a canonisé, place Saint-Pierre, en la fête de la Sainte Trinité, le Bx Augustin Roscelli, prêtre, fondateur de la congrégation des Sœurs de l’Immaculée de Gênes.

Né à Bargone de Casarza Ligure le 27 juillet 1818 de Domenico et Maria Gianelli, il est baptisé le même jour parce que l’on craint pour sa vie. Sa famille, pauvre de biens matériels, est toujours pour lui un exemple de foi et de vertus chrétiennes. Intelligent, sensible, plutôt réservé, Augustin se rend très tôt utile à sa famille par la garde des moutons. Ses parents le confient au curé de la paroisse, l’Abbé Andrea Garibaldi qui lui donne les premiers éléments du savoir. Au mois de mai 1835, lors d’une courte retraite paroissiale animée par le Curé de Chiavari, Antonio Maria Gianelli, Augustin sent l’appel décisif à la prêtrise et se rend à Gênes pour entreprendre ses études. Les années de préparation à son Ordination sacerdotale sont rudes et difficiles ayant à affronter de graves difficultés économiques. Sa volonté tenace, sa prière intense et l’aide de bonnes personnes telles que le Chanoine Gianelli le soutiennent. Ce dernier, devenu Évêque de Bobbio en 1838, lui trouve un poste comme Clerc-sacristain et gardien de l’église du Conservatoire des Filles de St-Joseph de la Montée S. Rocchino, dont l’Évêque Gianelli est directeur. Puis, les Jésuites, le voient “préfét zélé”, tel que l’affirme le Recteur lui-même en 1845. Le 19 septembre 1846, il est ordonné prêtre par le Cardinal Placido Maria Tadini. L’abbé Augustin Roscelli est immédiatement destiné à la bourgade populeuse de S. Martino d’Albaro. Là, commence son humble service dans l’œuvre de sanctification. Dans l’esprit du Christ pasteur et dans l’administration des sacrements, il se dédie avec zèle, charité et par son exemple à l’accroissement spirituel du Corps du Christ. Au confessionnal, il acquiert une connaissance concrète de la triste réalité et du danger moral dans lesquels se trouvent beaucoup de jeunes filles qui, par motif de travail, quittent leur village pour la ville, devenant ainsi une proie facile pour les personnes malhonnêtes. Là, son cœur de père craint et frémit à la pensée que tant d’âmes simples, seules et sans défense peuvent se perdre. En 1858, tout en continuant assidûment son ministère au confessionnal, il accepte de collaborer avec l’Abbé Francesco Montebruno à l’Œuvre des Petits Artisans. En 1872, son champ d’apostolat s’agrandit. Comme Ministre du Christ “parmi les hommes et institué en faveur des hommes”, il se consacre entièrement à l’œuvre que le Seigneur lui a confiée, sans se soustraire à la misère et à la pauvreté morale de la ville, il s’occupe non seulement de la jeunesse masculine et féminine mais aussi des détenus des prisons de St-André pour leur apporter le réconfort et la Miséricorde du Seigneur. En 1874, Aumônier du nouvel Orphelinat Provincial de la Montée des Fieschine, l’Abbé Roscelli se dédie aux nouveaux-nés en leur administrant le Baptême (d’après les régistres, il résulte qu’il a baptisé, en 22 ans de ministère dans cette institution, 8.484 enfants) et, faisant siennes les paroles de Saint Augustin “l’accomplissement de toutes nos œuvres, c’est l’amour”, il travaille intensément aussi en faveur des filles-mères : simples filles du peuple qui, par manque de travail digne et rémunérateur, tombent victimes des malintentionnés. L’Abbé Roscelli accueille la proposition de quelques unes de ses dirigées spirituellement matures qui, partageant son désir de sauver les âmes, lui offrent leur collaboration afin d’aider beaucoup de jeunes filles nécessiteuses d’assistance morale et de guide sûr pour gagner honnêtement leur vie. En ces ateliers, les filles reçoivent une instruction morale et religieuse, unie à une solide formation humaine et chrétienne, de façon à les préparer à faire face aux difficultés de la ville et à être en même temps prêtes professionnellement. L’idée hésitante de fonder une Congrégation religieuse est encouragée par Mons. Salvatore Magnasco et par les Collaboratrices de Roscelli, les institutrices des Ateliers de Couture, bien convaincues que la Consécration au Christ et l’engagement de sanctification dans la vie communautaire sont la force de l’apostolat. L’Abbé Augustin Roscelli consulte le Pape Pie IX et, après en avoir reçu la réponse : « Deus benedicat te et opera tua bona », s’en remet totalement à la Volonté de Dieu. Le 15 octobre 1876, il réalise son projet et le 22 du même mois donne l’habit religieux aux premières Filles qu’il appelle Sœurs de l’Immaculée, leur montrant ainsi le chemin de sainteté tracé particulièrement par les vertus mêmes de Celle qui est modèle de la vie consacrée. Son œuvre, après les premières incertitudes, s’affirme et s’accroît au-delà des limites de Gênes et de l’Italie. L’existence du “pauvre prêtre” se termine le 7 mai 1902.

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