Martyrs et Saints

La Liste des Saints

Brieuc

Saint Brieuc

Abbé – Évêque en Bretagne

Fête le 1er mai

Église de France

Cardiganshire (Ceredigion), Pays de Galles, v. 410 – † Saint-Brieuc, Côtes-d’Armor, v. 502

Autres mentions : 2 mai et 18 octobre

Autre graphie : Briocus

La ville de Saint-Brieuc doit son nom à Brigo-Maglos, forme complète de Brieuc (orthographiée à la française) ou Brieg (en breton moderne). Ce moine du Vème siècle tient une place particulièrement intéressante parmi les saints celtiques de Bretagne. Il fonda, sinon le siège de Saint-Brieuc, du moins l’important monastère qui devint plus tard l’emplacement de ce siège épiscopal. On le compte au nombre des « Sept Saints de Bretagne ».

Évêque sans siège, dans le Propre des saints des diocèses de Bretagne, fêté à Saint-Brieuc le 1er mai, à Rennes et à Vannes le 11 mai et à Quimper le 13 mai et le 21 octobre, translation des Reliques de saint Brieuc.

Saint-Brieuc fut fondée vers l’an 485 par ce moine venant du pays de Galles qui lui a donné son nom. Brieuc est né au-delà de la mer, au Pays de Galles. Actuellement, la ville principale de ce comté est Aberystwyth. Depuis quelques années, cette ville est jumelée avec celle de Saint-Brieuc.

Le père de Brieuc se nommait Cerpus, sa mère Eldruda. Tous deux étaient païens, mais un ange annonça à Eldruda que son fils deviendrait un grand saint. C’est pourquoi ses parents conduisirent l’enfant Brieuc à l’école de Saint-Germain. Ce Celte du pays de Galles, de l’ancien comté de Cardigan, né en 417, reçut le baptême des mains de saint Germain d’Auxerre, qui lui conféra le sacerdoce en 447, lors de sa mission en Grande-Bretagne. Quand les Saxons envahirent le pays, Brieuc s’enfuit en Armorique, accompagné de quelques 168 disciples, débarqua à l’Aber-Wrac’h et fonda un monastère à l’embouchure du Jaudy, sur le site de l’actuel Tréguier, oratoire établi à l’emplacement de l’actuelle fontaine Saint-Brieuc, où il convertit le roi Conan, seigneur de Tréguier. Puis il retourna dans son pays natal pour juguler une peste. Au retour en Armorique, le comte Riwal (Rigual), son cousin, lui fit don du domaine du Champs-du-Rouvre, à l’embouchure du Gouët, où il réunit les 84 moines gallois qui l’avaient accompagné. Il mourut presque centenaire vers 502. Telle est, résumée, la Vie de saint Brieuc qu’écrivit au XIème siècle un clerc d’Angers qui se basait d’ailleurs sur une rédaction plus ancienne. On dit qu’il construisit un monastère près de Tréguier et un autre sur l’emplacement actuel de la cathédrale Saint-Étienne de Saint-Brieuc. L’évêché de Saint-Brieuc ne fut pas directement fondé par le saint, mais ce fut son monastère qui en devint le siège au Xe siècle. Il paraît probable qu’il fit partie des nombreux évêques celtes missionnaires et itinérants. Les miracles survenus sur son tombeau fixèrent une foule de pèlerins qui donnèrent naissance à la ville.

Son culte est répandu en Bretagne, au pays de Galles, en Cornouailles et en Écosse. Ses reliques furent conservées à Saint-Brieuc jusque vers le milieu du IXe siècle, mais les attaques des Normands furent cause que pour les mettre en sûreté on les envoya à Angers, à l’abbaye Saint-Serge. Toutefois, en 1210, une partie des reliques fut ramenée au milieu de grandes réjouissances, et elle se trouve encore dans la cathédrale de Saint-Brieuc. Saint Brieuc (Sant Brieg) a donné son nom à Saint-Brieuc-des-Iffs (Ille-et-Vilaine), Saint-Brieuc-de-Mauron (Morbihan) et Briec (Finistère).

Saint Brieuc est le patron des fabricants de sacs et de porte-monnaie et le patron principal du diocèse.

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