Martyrs et Saints

La Liste des Saints

Jérôme Le Royer de la Dauversière

Vénérable Jérôme Le Royer de la Dauversière

Laïc du diocèse du Mans, marié

Fête le 6 novembre

R.H.S.J.

La Flèche, Sarthe, 18 mai 1597 – † La Rochelle, Charente-Maritime, 6 novembre 1659

Déclaré Vénérable le 6 juillet 2007 par le pape Benoît XVI

Père de famille français (1597-1659), fondateur des Filles de St.Joseph de La Flèche (Religieuses hospitalières de St.Joseph)

Fondateur de Ville-Marie (Montréal) et des Religieuses hospitalières de Saint-Joseph (R.H.S.J.). Marie de la Ferre, à l’âge de 42 ans, co-fonda avec Jérôme Le Royer, la Congrégation des Filles Hospitalières de Saint-Joseph et devint la première religieuse Hospitalière de Saint-Joseph (R.H.S.J.) à La Flèche, in 1636.

Jérôme Le Royer est né le 18 mai 1597 à La Flèche. Vers l’âge de dix ans, il commence ses études classiques au collège des Jésuites fondé en 1603 par le roi Henri IV. Son intelligence et son cœur s’ouvrent au monde et aux besoins nouveaux de son temps. À la fin de ses études vers 1617, le jeune homme est prêt à prendre sa place dans la société et l’Église de sa ville natale. À la mort de son père en 1619, Jérôme lui succède dans la lourde tâche de collecteur d’impôts et hérite d’un modeste domaine non loin de La Flèche, d’où le titre « sieur de la Dauversière » ajouté à son nom. En 1621, il épouse Jeanne de Baugé dont il aura cinq enfants. Un amour confiant à saint Joseph, chef de la sainte Famille, soutient le jeune couple dans son engagement en faveur des pauvres, des malades et des malheureux de toutes catégories. Le 2 février 1630, en la fête de la purification de Marie, Jérôme Le Royer assiste à la messe en l’église Notre-Dame-du-Chef-du-Pont et se consacre à la sainte Famille avec sa femme et ses trois enfants. Pendant son action de grâce après la communion, il lui semble que Dieu lui demande de fonder une communauté de Filles hospitalières pour le soin des pauvres dans le vieil Hôtel-Dieu de la ville. Jérôme se confie à son directeur spirituel qui lui dit d’oublier cette « pieuse chimère ». Il accepte ce conseil mais, en homme de foi vive et agissante, il croit que si Dieu veut une communauté de Filles hospitalières, son rôle à lui est de préparer la voie. Avec des collaborateurs, il entreprend la rénovation de l’Hôtel-Dieu et y érige une chapelle à saint Joseph. De plus, il établit une confrérie de la Sainte-Famille dont sera membre la future communauté de Filles de Saint-Joseph. Par elles, cette confrérie de La Flèche, modifiée et adaptée, rayonnera en Nouvelle-France dans les années 1660. Entre-temps, Jérôme Le Royer se croit appelé à une mission humainement impossible, celle de fonder un centre d’évangélisation sur l’Île de Montréal et d’y ouvrir un hôpital servi par les futures Filles de Saint Joseph. Perplexe, il prie, consulte et se fait dire de renoncer à ces « projets extravagants ». En février 1635, monsieur de la Dauversière, en voyage d’affaires à Paris, se rend a l’église Notre-Dame. Au pied de la statue de la Vierge, il se voue en présence de la sainte Famille et entend Jésus lui dire : « Travaille à mon œuvre, ma grâce te suffit… »  Jérôme fait part de cette expérience spirituelle à ses conseillers qui l’autorisent à travailler à l’accomplissement des mandats reçus. Le premier, la fondation d’une communauté de Filles de Saint-Joseph, se réalise avec la collaboration de Marie de la Ferre, la « sainte demoiselle de La Flèche ». En mai 1636, elle et une amie se retirent définitivement à l’Hôtel-Dieu afin d’y partager la vie des trois servantes déjà au service des pauvres. Ce petit groupe est à l’origine de la congrégation connue aujourd’hui sous le nom de Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph. Pour réussir la « folle entreprise » de Montréal, Le Royer et quelques amis, dont le baron de Fancamp et l’abbé Jean-Jacques Olier, forment la Société des Messieurs et Dames de Notre-Dame de Montréal. Il leur faut d’abord acheter l’île, propriété de Jean de Lauzon, membre de la compagnie des Cent-Associés. Après de nombreuses démarches, Le Royer de la Dauversière obtient la concession de l’île en décembre 1640. Il dirige la préparation matérielle du futur établissement, recrute colons et artisans, et choisit Paul de Chomedey de Maisonneuve pour commandant et gouverneur. Au printemps 1641, au port de La Rochelle où s’organise le premier départ pour Ville-Marie, Jérôme fait la connaissance de Jeanne Mance. Celle-ci, soutenue par madame de Bullion, la « bienfaitrice inconnue », désire aller en Nouvelle-France pour y soigner les malades. Monsieur Le Royer invite Jeanne à se rendre à Montréal pour y fonder un hôpital. Le 17 mai 1642, Maisonneuve, Jeanne Mance et deux on trois autres femmes, une quarantaine d’hommes, débarquent sur l’île de Montréal.  Ville-Marie est fondée. Le troisième mandat de Jérôme Le Royer se réalise en juin 1659.  Trois Filles de Saint-Joseph s’embarquent pour Montréal en compagnie de Jeanne Mance et Marguerite Bourgeoys. Leur fondateur, qui s’est rendu à La Rochelle pour assister à leur départ, retourne chez lui sérieusement malade. Durant quatre mois de pénibles souffrances, il proclame sa foi en Dieu et son espérance en l’avenir des Filles de Saint-Joseph et de Montréal. « Dieu est le Maître », dit-il, peu avant sa mort survenue le 6 novembre 1659. La Cause de béatification de Jérôme Le Royer de la Dauversière est à l’étude à Rome. Les historiens ont évalué son dossier en 1993 ; les théologiens et les cardinaux ont maintenant à se prononcer sur la vie et la pratique héroïque des vertus de cet homme exceptionnel. Cette étape conduit à la proclamation du titre de Vénérable.

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1 commentaire

  1. Bonjour,
    Je souhaite seulement corriger 2 petites erreurs :
    1°) Jérôme Le Royer est né à La Flèche le 18 mars 1597 (et non le 18 mai)
    2°) Il est décédé à La Flèche (et non à La Rochelle), le 6 novembre 1659
    Merci de votre attention.
    JL Carré

    (P.S.: Si toutefois je faisais erreur, je vous serais très reconnaissant de bien vouloir m’en avertir, en me donnant les sources de vos renseignements)

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