Loup de Chalon

Saint Loup de Chalon

Évêque de Chalon-sur-Saône

Fête le 27 janvier

Église de France

† village de Boyer, près de Sennecey, 610

Autre graphie : Loup ou Leu

Il donna sa villa de Baugé (Maine-et-Loire) aux pauvres, obtint la grâce de nombreux condamnés à mort et fit ouvrir miraculeusement les portes d’une prison quand il passa devant, dans son cercueil !

Saint Loup était issu de parents nobles et riches. Si la ville de Chalon n’a pas été son lieu de naissance, il ne fait point de difficulté de croire que ça a été le village de Boyer qui est proche de Sennecey. Son père en était seigneur et de quantités d’autres terres.

Quelques-uns ont cru qu’il avait été abbé de Saint-Pierre. Il est bien plus assuré, que pour ses éminentes vertus et ses rares actions, il fut élu évêque de Chalon d’un commun consentement du clergé et du peuple. C’était, un prélat accompli en toute sorte d’excellentes qualités. Sa grande charité le faisait considérer sur toutes ses vertus. L’abstinence, le jeûne et les veilles étaient ses délices, et il en faisait sa nourriture. Les visites qu’il en faisait aux prisonniers lui fournissaient un agréable divertissement et l’extrême compassion qu’il avait de leurs misères le rendait leur solliciteur auprès des juges. Il avait un merveilleux soin de l’instruction des ecclésiastiques et prenait exactement garde au profit qu’ils faisaient en l’étude des bonnes lettres. Il établit une école pour y enseigner la Sainte Ecriture. Il aimait fort l’hospitalité et donnait de grandes aumônes aux nécessiteux et avec une non pareille libéralité. Il faisait souvent des exhortations à ses domestiques, veillant continuellement à leur salut, il ne faisait pas autre chose que ce qu’il enseignait. Sa vie était une perpétuelle prédication, qui ne respirait qu’une haute sainteté et jetait de toutes parts des lumières d’une excellente perfection et de toutes sortes de vertus. Il mourut aussi saintement qu’il avait vécu. Le jour de son décès fut le vingt-septième de janvier. Ceux qui ont écrit sa vie ont été si peu soigneux qu’ils n’ont pas marqué l’année. Le corps de Saint Loup fut relevé de terre l’an 877 et canonisé la même année par le pape Jean VIII.